En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez que les cookies soient utilisés afin de vous proposer des contenus pertinents et une meilleure expérience. En savoir plus

Écoles d’ingénieurs : l'apprentissage séduit de plus en plus

Écoles d’ingénieurs : l'apprentissage séduit de plus en plus

En 2015, un certain nombre d’établissements publics d’enseignement supérieur décidaient de recruter leurs apprentis par le biais d’un concours commun national : 142 places avaient été ouvertes dans  sept établissements. Face à l’engouement d’un public séduit par  l’apprentissage, d’autres établissements ont rejoint l’aventure et cette année, ce sont 214 places qui seront offertes. Mais la concurrence est rude !

Le concours commun « voie de l’apprentissage » est ouvert aux  étudiants inscrits en deuxième année de préparation de certains diplômes professionnels de deux années d’études supérieures (la liste est fixée en annexe de l’arrêté du 25 juillet 2014) ou en année de préparation d’un diplôme national de licence professionnelle (dont les mentions sont précisées dans ce même arrêté). Il est également  ouvert aux titulaires d’un de ces diplômes. Ce concours commun comporte une phase nationale d’admissibilité permettant d’établir une liste d’aptitude non classante et une phase d’admission par école. La phase nationale d’admissibilité comporte trois épreuves : une épreuve de sélection de dossier, une épreuve écrite de langue vivante (anglais) et une épreuve écrite d’analyse et de synthèse de documents techniques et scientifiques.

Une admissibilité sous conditions

Après examen de l’ensemble des dossiers d’inscription, le jury d’admissibilité (composé de représentants des écoles qui recrutent sur le concours commun voie apprentissage) établira la liste d’aptitude des candidats qui se présenteront aux futures épreuves orales. Le candidat, lors de son inscription, aura formulé des voeux quant aux établissements souhaités. Les écoles convoqueront directement les candidats admissibles pour un entretien avec un jury. D’une durée de trente minutes, il portera sur la motivation et les projets professionnels du candidat et permettra d’apprécier la personnalité, l’ouverture d’esprit et le niveau de culture générale de celui-ci. Attention, l’intégration finale dans l’un des établissements est subordonnée à l’obtention du diplôme requis et à la signature d’un contrat d’apprentissage.

Un projet précis permet d’augmenter ses chances

Les candidats admis ont jusqu’à la fin de l’année civile pour signer ce contrat. Lors de la session 2018, 676 candidats se sont inscrits au concours commun (516 en 2017, 463 en 2016 et 375 en  2015). Ils étaient majoritairement issus ou inscrits en BTSA (315 candidats) ou en DUT (248 candidats, dont 240 de l’option génie biologique). « Pour cette quatrième session du concours par la voie de l’apprentissage, on note encore une augmentation forte du nombre de candidats, ce qui montre la grande attractivité de ce concours, relève Anne-Laure Tridon, chef du service des concours. On observe la plus grande variété des profils sur cette voie du concours, c’est un élément positif pour les écoles qui recrutent. Cependant, il est rappelé aux candidats qu’ils doivent expliciter leur choix de rentrer dans un cycle ingénieur et de le faire par la voie de l’apprentissage. Ce projet doit apparaître clairement dans le dossier afin d’être valorisé. Des  résultats académiques trop justes et un projet trop vague entraînent souvent une disqualification des candidats (note inférieure à 7/20 au dossier). De même, le niveau d’anglais insuffisant provoque encore  beaucoup d’éliminations. Il est donc recommandé aux futurs candidats de travailler cette langue et de se référer aux conseils du jury donnés cette année comme les années précédentes. »