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Toujours un excellent taux d'emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur

Toujours un excellent taux d'emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur

Depuis 2013, une loi prévoit de réaliser des statistiques sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur, un et deux ans après l’obtention de leur diplôme. Zoom sur les résultats 2020 concernant les diplômés de l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage.

Selon les résultats de l’enquête sur l’insertion professionnelle 2020, les diplômés des écoles de l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage présentent une bonne insertion professionnelle qu’ils soient ingénieurs, vétérinaires ou paysagistes. Un an après l’obtention du diplôme, le taux net d’emploi est de 92,2 %, en léger recul par rapport à l’enquête de 2019. Quel que soit le cursus, la population est majoritairement féminine. Si l’accès à l’emploi est comparable entre les hommes et les femmes, leurs conditions d’emploi sont, quant à elles, parfois inégales.

Ingénieurs : des salaires en augmentation

Les femmes restent largement majoritaires chez les ingénieurs (61,7 %). Si, comme leurs homologues masculins, elles trouvent rapidement un emploi moins d’un an après leur sortie de l’école, elles ne sont que 72,3 % à signer un CDI, contre 81,2 % des hommes. Du côté de la rémunération, un ingénieur en emploi en France gagne, en moyenne, 34 972 euros bruts annuels. C’est presque 2 000 euros de plus que le salaire moyen calculé lors de l’enquête 2019. Les niveaux de rémunération varient fortement selon le secteur d’activité investi, mais tous sont en hausse sur un an. Ainsi, dans le secteur de l’agrofourniture ou de l’agroéquipement, le salaire moyen dépasse désormais les 38 000 euros alors qu’il est de 26 000 euros dans la recherche et l’enseignement et de près de 30 000 euros dans la production agricole.

Des salaires proches quelle que soit la spécialité des vétérinaires

Du côté des vétérinaires, là encore, les femmes prédominent puisqu’elles représentent plus de 73,9 % des diplômés. La rémunération moyenne annuelle est de 34 181 euros bruts. Des écarts de rémunération mineurs s’observent selon les spécialités. Les vétérinaires équins se révèlent être les mieux payés (autour de 36 000 euros). Les vétérinaires pour animaux de compagnie, les plus nombreux dans la profession, ont un salaire moyen de l’ordre de 33 000 euros bruts.

Paysagiste : le plein-emploi

61,5 % des paysagistes diplômés d’État sont des femmes. Le plein-emploi un an après la sortie de l’école flirte avec les 98 %. Les paysagistes gagnent en moyenne 26 589 € bruts annuels. Contrairement aux ingénieurs et aux vétérinaires, les hommes et les femmes ont une rémunération semblable, de l’ordre de 26 000 euros bruts par an.

—— Séverine FAVRE (Tribune Verte)

Source : enquête sur l’insertion professionnelle des diplômés réalisée en 2020 au sein des écoles de l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : Agrocampus Ouest, AgroParisTech, Agrosup Dijon, Bordeaux Sciences Agro, EI Purpan, Engees, ENSP, ENVA, ENVT, ESA Angers, ESB, Institut polytechnique UniLaSalle, ISA Lille - Yncréa, Isara, Montpellier SupAgro, Oniris, VetAgro Sup.