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Benoît Malpaux Directeur des ressources humaines et du développement durable de l’Inrae « L’Inrae est riche en ressources et en emplois »

Benoît Malpaux Directeur des ressources humaines et du développement durable de l’Inrae « L’Inrae est riche en ressources et en emplois »

L’Inrae est né le 1er janvier dernier de la fusion de l’Inra, Institut national de la recherche agronomique, et de l’Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. Benoît Malpaux, directeur des ressources humaines et du développement durable de l’Inrae, évoque les missions de cette nouvelle institution, ses recrutements ainsi que sa présence au Salon de l’agriculture.

Quelles sont les missions de l’Inrae ?
Benoît Malpaux : C’est un organisme qui déploie une recherche finalisée pour apporter des solutions à long terme mais aussi des innovations à court et moyen termes, dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multiperformantes, pour une alimentation de qualité et pour une gestion durable des ressources et des écosystèmes. Nous souhaitons également renforcer notre activité d’expertise aux politiques publiques en apportant un appui scientifique et technique à leur conception et à leur mise en oeuvre, aux niveaux national et européen.

Quels sont les différents métiers de l’Inrae et quels sont les besoins professionnels ?
B. M. : Notre institut est composé de métiers d’exercice de la recherche et d’autres d’appui à la recherche dans nos quatorze spécialités scientifiques1. Nous recrutons à tous niveaux de diplômes, du CAP au doctorat. Au niveau CAP/BEP, nous embauchons des soigneurs et des préparateurs en laboratoire. Au niveau bac, notre recrutement vise des techniciens biologistes. Au niveau bac + 2, il est possible d’intégrer le poste d’assistant ingénieur en expérimentation ou en statistiques. Enfin, nos portes sont également ouvertes aux ingénieurs et aux chercheurs. Nous recherchons aussi des profils dans le secteur de l’appui à la recherche. Les candidats ayant une culture et une ambition à l’international sont également les bienvenus. Nos recherches sont
très variées !

Combien y a-t-il de salariés à l’Inrae ?
B. M. : Actuellement, nous avons 11 500 salariés, dont 8 400 titulaires (2 000 chercheurs, 3 000 chercheurs ingénieurs et 3 400 techniciens) et 3 100 contractuels.

La fusion récente de l’Inra et de l’Irstea entraîne-t-elle l’émergence de métiers et de besoins ?
B. M. : Effectivement, des évolutions existent dans les métiers. Elles sont liées à l’évolution de la recherche et du contexte économique et sociétal. Par exemple, les compétences en modélisation de systèmes complexes ou dans les sciences de l’environnement sont renforcées. L’Inrae a une ambition à l’international et oeuvre sur des enjeux mondiaux comme le changement climatique, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la préservation des ressources naturelles. Nous travaillons également sur des missions plus territorialisées, comme les conditions de vie et de rémunération des agriculteurs et l’accès à une alimentation saine et diversifiée pour chacun.

Des recrutements sont-ils en cours ?
B. M. : Nous fonctionnons par campagnes de recrutement. Actuellement, 45 offres de postes de chercheurs sont publiées sur notre site Internet. Du 25 février au 26 mars, 145 propositions de postes d’ingénieurs, de cadres et de techniciens seront diffusées. Nos 18 centres de recherche sont répartis sur tout le territoire. Ces 145 offres d’emploi concerneront aussi bien des métiers d’exercice de la recherche que d’appui à la recherche. Nous proposons également toute l’année des postes de contractuels.

Les personnes intéressées pourrontelles se renseigner sur les métiers et les recrutements de l’Inrae pendant le Salon de l’agriculture ?
B. M. : Oui, nous serons présents et nous tiendrons le stand 91 situé au pavillon 4. Des équipes RH pourront répondre aux questions des personnes intéressées du 24 au 29 février de 10 heures à 16 h 3 0. Des chercheurs seront également présents pendant toute la durée du Salon et pourront répondre aux questions des collégiens, des lycéens et des étudiants sur les parcours des chercheurs et sur leurs formations.

—— Propose recueillis par Sophie SENTY (Tribune Verte 2932)
(1) Agroécosystème, alimentation et santé, écosystème aquatique, fonctions du végétal, écosystèmes faiblement anthropisés, agriculture et agroalimentaire, génomique, micro-organismes, mathématiques, informatique et IA, élevage, santé animale et humaine, cultures et environnement, transformation de l’agriculture, valorisation des déchets.

CHIFFRES CLÉS

  • Plus de 10 000 agents
  • 18 centres de recherche en France
  • 14 départements scientifiques spécialisés dans des domaines variés
  • 166 projets de recherche européens
  • 30,9 M€ de recettes perçues
  • 5 instituts Carnot
  • 1 milliard d’euros de budget environ
  • 156 nouvelles déclarations d’invention et de résultats valorisables
  • 2 000 doctorants
  • 137 start-up créées dans l’environnement Inrae depuis 1999
  • 10 000 ha d’expérimentation

3 questions à… CYRIL KAO, DIRECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DES SITES ET DE L’EUROPE DE L’INRAE

Quels sont les liens entre l’Inrae et l’enseignement supérieur agricole, et notamment l’institut Agro ?
Cyril Kao : L’Inrae entretient des relations historiques avec l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et forestier. C’est un élément de notre identité collective. Nous avons les mêmes objectifs de recherche et de formation que les étudiants, qui pourront devenir chercheurs mais aussi cadres dans les différentes filières agricoles, alimentaires ou forestières. La plupart nos UMR1 sont partagées avec ces établissements de formation. Nos chercheurs contribuent à l’enseignement. Ils participent, par exemple, à des modules d’enseignement, encadrent des doctorants en thèse, accueillent des stagiaires au sein des UMR, et font participer des étudiants aux travaux menés sur des dispositifs expérimentaux en interface avec les partenaires des filières agri et agro.

Y a-t-il des enseignants/équipes de recherche spécialement rattachés à l’institut Agro créé le 1er janvier dernier ?
C. K. : Non, pas particulièrement. La création de l’institut Agro ne modifie pas la forme de notre partenariat avec les écoles fondatrices Montpellier SupAgro et AgroCampus Ouest.

Existe-t-il des liens/synergies avec des organismes de formation agricole à l’international ?
C. K. : En effet, nous sommes partenaires de nombreuses écoles dans le monde. Par exemple, nous entretenons des relations avec l’université de Wageningen, située aux Pays-Bas.
(1) Unités mixtes de recherche.