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BPREA installation en AB, CFPPA de Die : Se former pour s’installer en bio

BPREA installation en AB, CFPPA de Die : Se former pour s’installer en bio

Le CFPPA de Die propose le BPREA installation en agriculture biologique. Il accueille chaque année une vingtaine de personnes, les accompagnant dans leur projet d’installation.

Parmi les formations du CFPPA de Die (Drôme), figure le BPREA (brevet professionnel responsable d’entreprise agricole) installation en AB. Ce diplôme de niveau 4 s’adresse à des porteurs de projets d’installation en bio. Elle se déroule en continu sur dix mois, de novembre à septembre, avec une alternance de cours en salle, de visites et témoignages, de travaux pratiques ou chantiers chez des agriculteurs, de travaux individuels ou collectifs, de stages pratiques en entreprise.

« Cette formation accompagne les candidats à la préparation de leur projet d’installation, en leur faisant acquérir le raisonnement technique et économique et à l’adaptation aux changements (climatiques, économiques etc.). L’objectif est d’obtenir un diplôme agricole de niveau 4 qui confère la capacité agricole, permettant de prétendre aux aides à l’installation et d’accéder à du foncier », rappelle Dominique Lecoanet, coordinatrice du BPREA au CFPPA de Die.

En bio, les retours d’expérience du terrain sont essentiels. Le CFPPA de Die s’appuie sur un réseau d’une cinquantaine d’exploitations agricoles bio partenaires. « La Drôme est un territoire historiquement orienté sur le bio depuis très longtemps, nous mettons à profit ce réseau », indique-t-elle.

Les stagiaires bénéficient d’un parcours individualisé. Ils peuvent en effet avoir des projets d’installation très différents : bovins, apiculture, etc., même si 80 % des candidats ont un projet en maraîchage bio.

Deux Ucare, unités capitalisables d’adaptation régionales

La formation comprend 1 200 heures de formation dont 6 à 10 semaines en entreprise. L’enseignement du bio et de l’agroécologie nécessite une approche différente du conventionnel qui se retrouve dans pratiquement tous les blocs de compétences enseignés. Le parcours est basé sur cinq blocs de compétences ou UC répondant aux besoins d’un chef d’exploitation, pour exercer l’ensemble de son activité, c’est-à-dire produire, piloter l’exploitation, établir la comptabilité, connaître la réglementation, vendre sa production, etc. Il comprend également deux Ucare, unités capitalisables d’adaptation régionales. Les stagiaires peuvent choisir une première Ucare parmi les thématiques suivantes : entretenir un rucher en diversification, mettre en place un élevage de volailles de plein air, développer un élevage de porcs de plein air, conduire un accueil écotouristique à la ferme, transformer et valoriser les produits végétaux à la ferme. Et la seconde Ucare parmi ces thèmes : utiliser les chiens de bergers et chiens de protection pour son élevage, soins naturels et santé des animaux, mettre en oeuvre la biodynamie sur sa ferme, concevoir un système agroforestier, ou concevoir un système permacole.

Pour cette formation, le CFPPA accueille chaque année entre 25 et 30 candidats. « Le nombre de demandes est croissant ces dernières années, avec par exemple 90 dossiers de candidatures reçus l’an dernier, précise-t-elle. La plupart des candidats ne sont pas issus du milieu agricole, viennent des villes et ont un parcours assez long et divers vers leur transition professionnelle. Lorsqu’ils se présentent au CFPPA, ils savent ce qu’ils veulent. » La sélection des candidats s’effectue en priorité sur la motivation, l’expérience en agriculture, et le projet d’installation : sa cohérence et son degré d’avancement.

L’établissement affiche un bon taux de réussite à cette formation. Il est de 94 % ces dernières années. Quant au devenir des anciens étudiants, l’enquête menée en 2020 montre un taux d’insertion sur 5 ans de 77 % en agriculture.

— E. THOMAS (Tribune Verte 2972)