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Cédric Avril, directeur de l’EPLEFPA du Loiret « Le bloc machinisme sera une belle vitrine »

Cédric Avril, directeur de l’EPLEFPA du Loiret « Le bloc machinisme sera une belle vitrine »

Partenaire d’Innov-Agri, le lycée du Chesnoy inaugurera à la rentrée 2022 un pôle machinisme flambant neuf de 500 m². Ce lycée agricole forme depuis de nombreuses années les professionnels du secteur de l’agroéquipement.

Le lycée agricole du Chesnoy, qui appartient à l’EPLEFPA (établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole) du Loiret, est partenaire d’Innov-Agri qui ouvrira ses portes le 7 septembre prochain. Vous avez pris vos fonctions à la tête de l’établissement le 10 mai dernier. Comment abordez-vous votre première participation à ce Salon ?
Cédric Avril : Je suis impatient ! Ce Salon professionnel réunit tous les concessionnaires. Il va y avoir un brassage important avec des personnes venant de toute la France. Sur le stand de l’établissement, nous pourrons promouvoir l’agroéquipement (A-E), sachant que le lycée du Chesnoy est un établissement précurseur dans les formations en A-E. Le stand sera un point d’ancrage avec le monde professionnel et les anciens élèves de l’école. Tous les ans, le lycée du Chesnoy forme 550 élèves et étudiants. Au total, l’EPLEFPA accueille 2 000 apprenants sur quatre sites géographiques. L’établissement se classe ainsi parmi les quinze plus importants de France en ce qui concerne la grandeur et la complexité.

Pouvez-vous nous présenter plus en détail l’établissement ?
C. A. : Sur la formation agricole publique, l’EPLEFPA est le seul établissement du Loiret avec notamment des compétences dans les secteurs de l’agroéquipement et des forêts. Son siège se trouve au lycée du Chesnoy. Les formations vont de la seconde jusqu’à des classes préparatoires, avec notamment un Bac professionnel A-E et un BTSA génie des équipements agricoles (GDEA). Ce site héberge aussi une exploitation agricole en polyculture-élevage avec un troupeau de 350 à 400 ovins et un CFPPA pour la formation continue. Le lycée agricole des Barres, à Nogent-sur-Vernisson, accueille 130 étudiants dans ses formations tournées notamment vers la gestion forestière (BTSA, licence pro…). À Beaune-la-Rolande, le lycée professionnel agricole propose des formations depuis la 4e jusqu’au bac pro à environ 180 élèves. Enfin le site de Bellegarde abrite le CFA départemental avec 350 jeunes en contrat d’apprentissage dans plusieurs formations (bac pro A-E, CS tracteurs et machines agricoles…).

En mars 2020, un chantier d’envergure a commencé au lycée agricole du Chesnoy pour reconstruire le pôle machinisme. Pouvez-vous nous en dire plus ?
C. A. : Le lycée du Chesnoy a été choisi par la région Centre-Val de Loire pour la réhabilitation de son bloc machinisme. Il sera une belle vitrine pour la profession et l’établissement ! Depuis les années 2000, les différents directeurs de l’établissement ont porté l’idée de rénovation. Le bâtiment de 1 000 m², qui avait été construit en 1976, commençait à être daté. Le nouveau pôle a été repensé au même endroit sur 500 m². Le bloc machinisme regroupera à terme des salles de cours pour les enseignements et des blocs techniques (soudure, automatisme, électricité…) pour les travaux pratiques. Il y aura bien sûr tout ce qu’il faut en mécanique pour les parties théoriques et pratiques. Deux grands halls d’exposition de 9 m de hauteur serviront à réunir les professionnels et les acteurs du territoire pour des expositions, des journées de démonstration... Le conseil régional a enfin eu la volonté que le bâtiment ait le moins d’impact possible sur l’environnement. Il est ainsi fabriqué à partir de matériaux biosourcés (bois, paille, cellulose…). La construction n’a pas pris beaucoup de retard. Le bâtiment devrait être inauguré à la rentrée 2022.

On imagine que ce nouveau pôle machinisme sera un atout de plus pour attirer les jeunes dans les formations en agroéquipement. De manière générale, rencontrez-vous des difficultés à trouver des candidats ?
C. A. : Non, nous recrutons très bien. Cette année, par exemple, nos classes entrantes sont complètes avec des listes supplémentaires. Si nous n’avons pas de souci à attirer les jeunes, en revanche, nous avons du mal à les convaincre de rester jusqu’à l’obtention de leur diplôme. En effet, certains se font embaucher avant la fin de leurs études par les concessions où ils ont fait leur stage de Bac pro ou de BTS. Cela s’explique par les difficultés des concessionnaires à trouver de la main-d’oeuvre qualifiée et formée. Les périodes de stage sont souvent l’occasion pour eux de dénicher des talents et de ne pas les laisser partir à la concurrence car ils auront été formés dans leurs ateliers. Au sein de l’EPFLEFPA, notre seconde problématique concerne le recrutement des intervenants. Pour la rentrée 2021, nous cherchons d’ailleurs 2,5 ETP (équivalent temps plein). Ces formateurs sont une denrée rare, compte tenu du peu de main-d’oeuvre dans le secteur de l’agroéquipement.

—— Propos recueillis par Caroline EVEN (Tribune Verte 2970)

Formation : LES ANCIENS DU BTSA GDEA DANS L’OEIL DU PIC !

Dans le cadre de leur projet d’initiatives et communication (PIC), quatre étudiants du BTSA GDEA ont interviewé d’anciens élèves. Ils ont passé en revue leurs formations et leur parcours professionnel. Ils nous racontent cette expérience pour le moins enrichissante. Au cours de leur formation, les étudiants en BTS 1re et 2e année doivent créer et monter un projet lié à la communication et à la prise d’initiative. C’est ce qu’on appelle communément le PIC pour « projet d’initiative et de communication ». Au lycée du Chesnoy, quatre étudiants en 2e année de BTSA GDEA, génie des équipements agricoles (Thomas Pobelle, Nicolas Veca, Florian Hilgenga et Pierre-Loup Brebant) ont eu l’idée d’aller à la rencontre d’anciens diplômés afin de découvrir ce qu’ils étaient devenus 5, 10, 15 ans (voire plus !) après cette formation et mettre en avant toute la diversité des parcours possibles. C’est Thomas Pobelle, le vidéaste amateur du groupe, qui a entraîné ses autres camarades dans l’aventure. « Notre enseignant tuteur, Jean-Jacques Durand, lui-même ancien étudiant au lycée, nous a fourni d’une liste de plus de 1 000 étudiants issus de l’amicale des anciens du Chesnoy, explique Nicolas Veca. Il faut souligner que la formation bénéficie d’un long historique puisqu’elle a été la première section de BTS en machinisme agricole ouverte en France il y a plus de 50 ans ! »

Si les étudiants avaient dans un premier temps prévu d’aller rencontrer des anciens sur un large territoire et même à l’étranger, la crise sanitaire les a obligés à revoir leurs ambitions à la baisse. « Nous avons dû nous concentrer sur un secteur proche de Montargis mais nous avons tenu malgré tout à diversifier le profil des personnes interrogées : des salariés en concessions, chez des constructeurs, dans des exploitations agricoles… », précise l’étudiant. Toutes les personnes sollicitées n’ont pas hésité longtemps à répondre présent et les quatre étudiants sont partis à leur rencontre, micro et caméra à la main. « Ils nous ont raconté leur parcours, leurs métiers, ils ont donné quelques conseils aux futurs étudiants, détaille Thomas Pobelle. C’était vraiment très enrichissant d’être au contact de professionnels qui partagent avec nous la réalité de leur métier. Cela nous a aussi permis d’enrichir notre réseau professionnel et, si nous l’avions souhaité, nous aurions pu trouver à cette occasion de belles opportunités d’emploi ! »

Mais pour le moment, les quatre étudiants ont décidé de poursuivre leurs études vers différentes licences pro.

Pour retrouvez l’ensemble des vidéos et en savoir plus sur la diversité des métiers après un BTSA GDEA, rendez-vous sur www.lechesnoy.fr/actualites-chesnoy