En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez que les cookies soient utilisés afin de vous proposer des contenus pertinents et une meilleure expérience. En savoir plus

Copeeks : Des boîtiers connectés pour le suivi des productions animales et végétales

Copeeks : Des boîtiers connectés pour le suivi des productions animales et végétales

Copeeks propose des solutions connectées au service de l’agriculture dans les productions animales et végétales. En utilisant l’intelligence artificielle, des boîtiers évaluent le comportement des animaux, les stades de croissance des végétaux ou la présence de ravageurs.

La start-up Copeeks, créée en 2016, est basée à Lannion, dans les Côtes d’Armor. Elle est spécialisée dans le suivi à distance des productions agricoles animales et végétales, et développe des produits pour le suivi de parcelles ainsi que d’animaux en élevage, essentiellement hors-sol (porcs, volailles et bovins).

Un boîtier commercialisé en deux formules

« La solution en elle-même est une plateforme de services qui permet d’obtenir des agrégations de données en provenance de capteurs ou grâce à la collecte d’images et de séquences vidéo. Ces captations sont réalisées par un équipement que nous avons développé et qui se nomme ‘‘Peek’’, présente Gwenaël Le Lay, président et fondateur de Copeeks. Les informations sont collectées en continu sur des rythmes paramétrables par le client. Ce dernier récupère certaines données (concernant l’air, le sol ou la luminosité) sur notre plateforme. Ensuite, il va pouvoir les corréler avec celles fournies par les analyses d’images, afin de faire le lien avec un évènement sur le comportement des animaux. » Le produit est commercialisé depuis le début de l’année 2018. Copeeks propose deux formules : une location avec un abonnement et un engagement de six mois minimum, ou l’acquisition du système avec un abonnement pour accéder à la plateforme. La start-up commercialise essentiellement son produit dans l’Hexagone, avec une répartition de 70 % des ventes pour la partie élevage et de 30 % pour la partie des productions végétales. À l’exportation, Copeeks est présente au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne, et a noué un accord de distribution en Algérie. Trois autres accords de distribution sont en discussion avec de grands groupes afin de leur fournir des parcs d’équipement supérieurs à cent installations. « Notre produit évolue très régulièrement. Aujourd’hui, nous comptons environ une soixantaine de clients grands comptes. Nous ne travaillons pas avec les éleveurs en direct, mais avec leurs partenaires techniques tels que les coopératives, les organisations de producteurs, les vétérinaires… De nouvelles fonctions vont sortir pour 2021, et notamment une caméra à vision nocturne qui va équiper nos boîtiers. C’est une demande de nos clients souhaitant aussi voir ce qu’il se passe lorsque leurs animaux sont dans l’obscurité, afin de comprendre leur fonctionnement. Nous allons aussi travailler sur des capteurs sans fil grâce à des systèmes radio. »

—— Willy DESCHAMPS (Tribune Verte 2949)

Renforcement des équipes : DES EMBAUCHES QUI DÉPENDENT DES FUTURS ACCORDS DE DISTRIBUTION

La start-up a démarré en 2016 avec deux personnes. L’équipe a ensuite été composée de quatre salariés en 2018, et, depuis le printemps, l’effectif est passé à cinq personnes. Les compétences sont structurées en différents pôles : commercial/marketing, grâce à un salarié basé à Rennes, l’environnement Internet, avec le développement de la plateforme, une partie bureau d’études et développement hardware, ainsi qu’un poste pour le suivi de production et pour le SAV client. Copeeks espère encore renforcer ses équipes en 2021. Pour cela, elle attend la validation de ses différents accords de distribution. Si tout va bien, elle pourrait embaucher un à deux collaborateurs supplémentaires d’ici le printemps prochain. L’objectif de ces nouveaux postes serait d’assurer le suivi à distance des futurs parcs d’équipement et de proposer de nouvelles offres de services. Il serait également question de poursuivre le développement commercial, en particulier sur l’export si celui-ci s’accroît.