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Des chiffres toujours en hausse

Des chiffres toujours en hausse

Depuis 2017, l’économie française a renoué avec la croissance. Conséquence logique : l’emploi repart, et le taux de chômage continue de baisser. En 2018, il a ainsi atteint son plus bas niveau depuis 2009.

En 2018, l’emploi a encore une fois bénéficié d’une embellie. « Fin 2018, 28,1 millions de personnes sont en emploi en France, dont 25,2 millions de salariés et 2,9 millions de non-salariés (soit un emploi sur dix), note l’Insee. Cela correspond à 182 000 emplois de plus qu’un an auparavant (soit + 0,7 %), après 338 000 créations nettes en 2 017 (soit + 1,2 %). » Rappelons que lors de la crise économique de 2008‑2009, les pertes nettes d’emploi avaient été vertigineuses (361 000). La situation s’était redressée les deux années suivantes, avant de s’infléchir en 2012. L’emploi avait ensuite renoué avec la croissance, modérée en moyenne entre 2013 et 2015, puis plus soutenue depuis 2016. Le chômage a ainsi de nouveau baissé : « En 2018, le taux de chômage s’établit à 9,1 % de la population active, après 9,4 % en 2017 et 10,4 % à son précédent point haut en 2015, ajoute l’Insee. Il diminue ainsi pour la troisième année consécutive (- 0,3 point en 2018 après - 0,7 point en 2017 et - 0,3 point en 2016), après avoir continûment augmenté entre 2011 et 2015. Le taux de chômage atteint son plus bas niveau depuis 2009 ; il reste néanmoins encore supérieur de 1,7 point à son niveau de 2008, son dernier point bas. » À noter que le risque de chômage demeure particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2018, 17 % des actifs ayant terminé leurs études depuis un à quatre ans sont au chômage, contre 11,8 % de ceux qui sont sortis de formation initiale depuis cinq à dix ans, et 7,3 % de ceux sortis du système éducatif depuis onze ans ou plus.

300 000 embauches de cadres par an d’ici 2021 ?

Selon les chiffres de l’Apec, les recrutements de cadres sont toujours plus nombreux : 266 400 en 2018, soit + 11 % sur un an. Le marché de l’emploi cadre devrait rester porteur : en 2019, les entreprises hexagonales maintiendraient leurs intentions de recrutements, avec 280 600 embauches attendues pour cette année (soit une hausse de 5 % par rapport à 2018). Le seuil des 300 000 embauches pourrait même être atteint à l’horizon 2021. Selon l’Apec, « ces prévisions de recrutement de cadres s’appuient sur une double dynamique, à la fois conjoncturelle avec la bonne tenue de l’investissement couplée à une reprise des dépenses de consommation des ménages, et structurelle : les importantes transformations des entreprises (digitalisation, transition énergétique, nouveaux modes d’organisation, etc.) continueraient, en effet, à générer des besoins conséquents en compétences cadres. »

—— Aude BRESSOLIER (Tribune Verte 2923)

Zoom : CRÉATION D’ENTREPRISE : ENCORE UNE ANNÉE RECORD

En 2018, 691 000 entreprises ont été créées en France, soit 100 000 de plus qu’en 2017, selon les derniers chiffres de l’Insee. Une augmentation qui concerne la quasi-totalité des régions. Les immatriculations de micro-entrepreneurs sont particulièrement dynamiques (+ 28 %), comme les créations d’entreprises individuelles classiques (+ 20 %). Les créations de sociétés augmentent beaucoup plus modérément (+ 2 %). À noter que, hors micro-entrepreneurs, seules 6 % des entreprises sont employeuses au moment de leur création. Elles démarrent leur activité avec 2,7 salariés en moyenne. Généralement, les créateurs d’entreprises individuelles ont 36 ans, un âge stable comparé à 2017. La part des moins de 30 ans augmente quant à elle légèrement : elle est de 38 % en 2018, contre 37 % en 2017. Elle atteint 50 % dans les activités de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, et s’avère plus élevée chez les microentrepreneurs (43 %) que chez les créateurs d’entreprises individuelles classiques (31 %). Enfin, la part des femmes créatrices se maintient à 40 %.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE : UNE CROISSANCE À TOUS LES NIVEAUX

Selon les données de l’Agence Bio, en 2018, le marché français de l’agriculture biologique a progressé de 15,7 % par rapport à 2017, pour atteindre 9,7 milliards d’euros. 5 % des produits alimentaires achetés par les ménages français étaient bio. La part des importations est, de son côté, restée stable sur un an (31 % de la consommation). La croissance s’est fortement appuyée sur la production française. Entre 2017 et 2018, la surface agricole utile a progressé de 17 %, pour atteindre deux millions d’hectares. 61 768 opérateurs étaient engagés dans la bio en 2018, dont 41 623 producteurs (+ 13 % sur un an), 16 651 transformateurs (+ 12 %) et 7 114 distributeurs (+ 41 %). Au niveau de l’emploi, la dynamique est aussi positive. En 2018, le secteur a employé directement 155 347 équivalents temps plein (ETP), soit une hausse de 14 % par rapport à 2017. Le nombre d’emplois directs a progressé de 13 % en production (100 300 ETP). Les fermes biologiques emploient plus de main-d’oeuvre que dans l’agriculture conventionnelle, en raison de pratiques agricoles différentes, d’une part élevée de la transformation des produits à la ferme et de leur commercialisation en circuits courts, qui demandent d’ailleurs plus de compétences aux salariés. Dans les autres stades de la filière, les emplois directs ont progressé de 19 % en transformation (19 900 ETP) et de 13 % en distribution (32 490 ETP). À l’avenir, les offres de postes en distribution devraient continuer à s’accroître, notamment grâce au développement des services à domicile. S’agissant des activités de services (conseil, recherche, formation…), elles ont employé 2 250 ETP en 2018. Aujourd’hui, certaines entreprises peinent à recruter des candidats sur des postes en production et en transformation. La polyvalence demandée aux salariés ainsi que la localisation des opérateurs en zone rurale semblent expliquer ces difficultés. Aujourd’hui, la question de l’emploi est un enjeu majeur pour la filière, d’autant plus que d’importants départs à la retraite sont prévus dans les années à venir.

AGROÉQUIPEMENT : UNE FILIÈRE DYNAMIQUE QUI RECRUTE

En 2018, selon les données d’Axema, l’organisation qui représente les industriels français de l’agroéquipement (AE), le marché français de l’AE a poursuivi sa croissance. La production d’AE a progressé de 5,8 % par rapport à 2017, pour atteindre 4,9 milliards d’euros. Avec l’importation de matériel, le marché du neuf a ainsi augmenté de 6,5 %, à 5,4 Mds €. En ajoutant les marchés de l’occasion et des services associés au marché du neuf, la France est la première puissance européenne de l’AE. Dans ce contexte, les constructeurs et les distributeurs (concessionnaires) recrutent. En 2018, le marché de l’emploi est estimé à 22 000 salariés, une progression de 2,1 % sur un an. En 2019, il devrait s’accroître de 2,3 %, ce qui représente environ 450 embauches nettes. Malgré cette dynamique positive, les entreprises peinent à recruter. De nombreux métiers sont en tension à tous les stades de la filière : chef d’atelier, technicien de service après-vente (SAV), responsable commercial de pièces détachées, responsable produits… Ce manque d’attractivité de la filière peut s’expliquer par des idées reçues sur les métiers de l’AE qui, pourtant, ont évolué et qui utilisent davantage de nouvelles technologies. Chez les constructeurs et les distributeurs, la robotisation et l’électrification du matériel vont d’ailleurs se poursuivre ! En parallèle, les activités de service se développent. Les diagnostics réalisés par les techniciens devraient pouvoir se faire de plus en plus à distance. Les métiers du commerce évolueront vers un axe davantage orienté conseil auprès des agriculteurs. Enfin, les fonctions d’encadrement devraient être de plus en plus nombreuses dans les années à venir, notamment dans les concessions. Rappelons enfin que dans cette filière, la maîtrise de l’anglais est primordiale. La France est le cinquième exportateur mondial d’AE, la production française étant présente dans plus d’une centaine de pays dans le monde.