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École d’ingénieurs Istom : Au service de l'agrodéveloppement international

École d’ingénieurs Istom : Au service de l'agrodéveloppement international

À Angers, l’Istom forme des ingénieurs spécialisés dans la gestion de projets d’agrodéveloppement à l’international. Après un cycle d’études de cinq ans, les diplômés peuvent exercer dans l’agrobusiness, dans la gestion de l’eau et de l’environnement, dans le commerce international ou dans l’humanitaire.

Créée en 1908, l’Istom forme des ingénieurs spécialisés dans la gestion de projets d’agrodéveloppement à l’international, et plus particulièrement dans les pays du sud. L’école prépare ses étudiants aux enjeux d’avenir mondiaux en luttant, par le biais du secteur agricole, contre la pauvreté et contre l’insécurité alimentaire. Ouverte aux étudiants post-bac, aux titulaires d’une licence, d’un BTS ou d’un DUT (en sciences), la formation allie les enseignements académiques à une approche du management de projet en agrodéveloppement, prenant en compte les spécificités de chaque pays. La formation compte seize mois de stages à l’étranger.

De multiples débouchés

Les diplômés de l’Istom exercent dans différents secteurs d’activité. « Ils peuvent occuper des postes de dirigeant dans les entreprises de l’agrobusiness à l’international, de responsable de projet de développement, d’ingénieur-conseil dans le domaine de l’eau ou de consultant pour des grands organismes internationaux et des ONG », détaille Aurélie Angel, responsable communication de l’école. 83 % des diplômés sont en activité sur des postes à dimension internationale.

Pour assumer son projet de formation, l’Istom, qui compte environ 530 élèves chaque année, s’appuie sur une équipe administrative permanente de 32 personnes dont 15 enseignants-chercheurs et 8 enseignants, ainsi que sur 132 enseignants vacataires. Bien que la grande majorité des ingénieurs s’insère très rapidement sur le marché de l’emploi à la sortie de l’école, quelques diplômés choisissent de poursuivre leurs études afin d’obtenir une double compétence. C’est le cas, par exemple, de ceux s’orientant vers un master en commerce ou en management international. 10 % des ingénieurs diplômés s’intéressant à la recherche se dirigent vers une thèse de doctorat. Afin d’alimenter son cursus d’enseignement et de contribuer à la formation de ses ingénieurs, l’établissement a créé en 2018 son unité de recherche agrodéveloppement et innovations aux Suds. L’Istom s’appuie également sur des partenariats avec l’Institut de recherche et développement, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Montpellier SupAgro et des acteurs comme l’Agence française pour le développement, AgroParisTech et Expertise France.

—— Danielle BODIOU (Tribune Verte 2941)

Xavier Bocquillet, diplômé de l’Istom en 2007 : « DES REPÈRES POUR TRAVAILLER SUR DES PROBLÉMATIQUES COMPLEXES »

« Après l’obtention de mon bac à Madagascar, où j’ai passé une partie mon enfance, j’ai suivi la formation d’ingénieur Istom car elle me permettait d’exercer à l’étranger et de travailler dans l’agriculture. Diplômé en 2007, j’ai pu, grâce mon stage de fin d’année, décrocher un premier emploi au Vietnam en tant que dirigeant d’une société de consulting en certification. Ensuite, j’ai exercé dans une banque d’affaires spécialisée en agriculture, en tant que directeur technique, avant de lancer ma propre entreprise spécialisée dans la transformation et dans la commercialisation de fruits tropicaux. Puis, pour des raisons familiales, j’ai regagné Madagascar où j’ai très vite décroché un poste dans l’un des plus importants groupes industriels du pays, en tant que directeur de la division agriculture qui regroupe six sociétés (distribution d’intrants agricoles, multiplication de semences…). En novembre 2019, j’ai rejoint Madagascar Seafood, entreprise de transformation et de commercialisation de produits de la mer pêchés et collectés sur les côtes malgaches. Dans ce groupe qui compte quatre usines, je travaille comme coordinateur national. Mes missions principales consistent à coordonner les ventes à l’export et à développer des projets transversaux (achats communs, management de la qualité et certification, développement commercial). L’Istom m’a apporté tous les repères – techniques, économiques, politiques et sociaux – indispensables pour travailler sur les problématiques aussi variées que complexes que j’ai pu rencontrer au cours de ces treize dernières années. La formation aide à mieux comprendre notre environnement et à évoluer dans des contextes et filières très différents. Il m’a toujours été possible de m’adapter, de proposer des solutions et d’être à l’aise sur tous les sujets. »