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Encadrant technique H/F

Encadrant technique H/F

On compte sur l'encadrant technique H/F

  • Organiser et diriger les travaux selon l’activité principale, tels que :
    - maraîchage (mise en oeuvre et suivi des cultures, récolte, préparation de commande, organisation de l’approvisionnement et de la distribution…) ;
    - espaces verts (tonte, taille, tronçonnage, création de clôtures, maçonnerie…)
  • Entretenir le matériel
  • Gérer les plannings et suivre l’activité
  • Faire respecter les règles de sécurité
  • Encadrer une équipe de salariés en parcours
    d’insertion professionnelle
  • Transmettre des savoir-faire techniques
  • Accompagner le développement et le transfert de compétences
    des salariés
  • Favoriser leur insertion professionnelle

Le profil de l'encadrant technique H/F

  • Connaissances techniques en lien avec l'activité professionnelle
  • Connaissance des personnes en situation de handicap
  • Organisé(e) et patient(e)
  • Volontaire et pédagogue
  • Capacité à intégrer une équipe pluridisciplinaire
  • Motivé(e) par l'insertion sociale
  • Capacité d'initaitive
  • Aptitude à l'encadrement et à la transmission de connaissances
  • Sence de l'écoute, du dialogue, de la médiation

Les formations possibles

  • Formation diplômante ou qualifiante de tous niveaux en lien avec le secteur d’activité (maraîchage, agriculture biologique ou biodynamique, environnements, paysage et espaces verts…).
  • Aucune qualification en accompagnement n’est demandée, mais une grande motivation pour travailler avec des salariés en insertion professionnelle. L’expérience est également privilégiée.
  • Le permis de conduire est très souvent demandé.

Où exercer ?

Dans des structures associatives type Esat, Les Jardins de Cocagne, ou Les Restos du coeur, des entreprises d’insertion ou des entreprises solidaires d’utilité sociale.

Ses perspectives d'évolution

  • Évoluer vers des postes à plus larges responsabilités, en tant que moniteur/rice principal·e par exemple, ou directeur/rice de structures.
  • S’orienter et se former vers d’autres fonctions diverses de l’éducation spécialisée, (assistant·e social·e, éducateur/rice spécialisé·e).
  • Devenir formateur/rice pour un public plus classique en fonction de ses compétences.

Quelle rémunération ?

Habituellement entre 20 et 24 K€, la rémunération peut dépasser les 25 K€ pour les profils les plus expérimentés.

Pour en savoir plus, consultez la fiche métier sur Agrorientation

Témoignages

Réseau Cocagne : S’insérer dans la vie active grâce au maraîchage

Aujourd’hui, il existe plus d’une centaine de jardins à l’intérieur du réseau Cocagne. Ces jardins sont des exploitations maraîchères biologiques qui accueillent des personnes de tout âge, en situation précaire et rencontrant des difficultés d’ordres professionnel, social ou personnel. Au total, les jardins du réseau Cocagne comptent 470 ha sur lesquels plus de 4 600 salariés en insertion, employés pour une durée maximale de deux ans, produisent des légumes biologiques, distribués sous forme de paniers hebdomadaires à ses 25 000 foyers adhérents consom’acteurs. À l’issue de leur passage sur l’un des Jardins de Cocagne, un salarié sur deux retrouve un emploi durable ou une formation professionnelle. Plus rarement, des salariés en insertion décrochent des postes d’encadrant au sein même du réseau. Depuis 2013, le réseau Cocagne et le CFPPA-UFA de Brie-Compte-Robert en Seine-et-Marne se sont associés pour créer la première formation nationale à double compétence en maraîchage biologique et en insertion professionnelle. Cette formation se déroule sur douze mois et débouche sur un certificat de niveau IV délivré par le ministère de l’Agriculture : CS1 « conduite en maraîchage biologique et commercialisation ». L’obtention d’une partie du titre professionnel « encadrant technique d’activités d’insertion par l’économie » (ETAIE), est également comprise dans cette formation.

(1) Certification de spécialisation.

Samir Tayassi, encadrant technique aux Jardins de Cocagne : Passer d'ouvrier à encadrant

Aux Jardins de Cocagne, certains ne font que passer et d’autres y restent au-delà des deux ans autorisés. C’est le cas de Samir Tayassi. À 39 ans, il est désormais encadrant technique aux Jardins de Cocagne de Limon (91). Il y a cinq ans, après avoir multiplié les petits boulots de soutien scolaire ou de surveillance dans des collèges, Samir Tayassi décide de passer à autre chose : « J’ai refait mon CV et j’avais indiqué dans mes centres d’intérêt que j’appréciais les plantes et le jardinage. La conseillère Pôle emploi l’a remarqué et m’a alors proposé un rendez-vous aux Jardins de Cocagne de Limon », se souvient-il.

Fin 2013, il se rend à cet entretien en ayant l’idée que cet emploi constituerait une passerelle, et que le réseau pourrait l’aider à établir un projet professionnel afin de trouver un nouvel emploi. Peu de temps après, il intègre les Jardins de Cocagne en qualité d’ouvrier agricole en maraîchage. « Je n’y connaissais rien en maraîchage, mais ce métier m’a plu. J’ai vite été repéré par les encadrants qui soulignaient mon côté indépendant, observateur et ma prise du leadership dans le groupe », explique Samir Tayassi. Il obtient ensuite un poste à l’activité de production et de conditionnement, où il s’occupe de gérer les paniers à destination des adhérents-consommateurs. « Avec mon implication, j’ai réussi à faire mes preuves. En 2015, on m’a proposé de faire une formation pour devenir encadrant. J’ai tout de suite accepté, car j’ai toujours aimé transmettre mon savoir. » Après avoir passé son CS conduite en maraîchage biologique et commercialisation au CFPPA-UFA de Brie-Compte-Robert (77), il devient encadrant de l’activité panier. Cette tâche consiste à concevoir et à réaliser entre 400 et 450 paniers par semaine. Le rôle de l’encadrant est de faire en sorte que les paniers sortent en temps et en heure en composant avec une équipe de six à sept personnes en insertion, dont certaines ne savent ni lire ni écrire. « Il faut essayer de trouver les différents moyens pour mettre les gens au travail afin que le groupe trouve une bonne dynamique, explique Samir Tayassi. Il n’y a pas de recette miracle, mais le critère essentiel est la présence. Les salariés des jardins sont des personnes en insertion, elles sont de passage et certaines ne s’impliquent pas. Si on les laisse seules, elles ne travailleront pas. » Pour Samir Tayassi, être encadrant technique ressemble au métier de professeur. Il faut avoir la vocation, aimer le contact humain et le travail en groupe, mais aussi faire preuve d’autonomie et d’organisation. « J’aime mon travail et j’apprécie accompagner les gens car ils ont besoin de moi pour sortir la tête haute de cette expérience », affirme Samir Tayassi.