En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez que les cookies soient utilisés afin de vous proposer des contenus pertinents et une meilleure expérience. En savoir plus

Formation continue : Devenir ingénieur en cours de carrière

Formation continue : Devenir ingénieur en cours de carrière

Pendant 18-20 mois, à temps plein, d’anciens salariés reprennent les chemins de l’école pour devenir ingénieur Isara. Ce diplôme peut en effet être obtenu dans le cadre de la formation continue.

Sur les bancs de l’Isara, des étudiants d’une vingtaine d’années et des adultes ayant déjà une solide expérience professionnelle peuvent se côtoyer. L’école d’ingénieurs, située à Lyon, offre en effet la possibilité d’obtenir le diplôme d’ingénieur Isara par la voie de la formation continue. Cette école, qui forme de futurs ingénieurs sur cinq ans après le baccalauréat, intègre ces candidats stagiaires en 4e année. Ils doivent nécessairement, et au minimum, être titulaires d’un bac+3 en sciences du vivant, avoir trois ans d’expérience professionnelle (en agronomie, agroalimentaire ou environnement) et un niveau d’anglais correct. Pour obtenir leur diplôme, les stagiaires de la formation continue doivent en effet atteindre au moins le niveau B1 selon la Commission des titres d’ingénieur.

Lorsque les trois conditions sont réunies, les candidats peuvent être reçus par l’école pour des tests écrits et des entretiens avec un jury. « Nous évaluons leurs motivations. Ils vont en effet se retrouver au milieu de très jeunes, à prendre des notes pendant 8 h/jour. Ils auront également du travail le soir. Il faut du courage. (…) Nous vérifions également leurs aptitudes intellectuelles, leur niveau scientifique. Il ne faut pas qu’ils soient à la peine dès le premier cours, explique Alain Gay, responsable de la formation continue à l’Isara. Pour ces raisons nous avons très peu de candidats. En moyenne, un tous les deux ans. » Dans le cadre du processus d’admission, les futurs stagiaires arrivent généralement avec un projet de financement monté avec leur opérateur de compétences (Opco), sachant que la scolarité s’élève à 25 000 euros pour les deux années et qu’un emploi salarié en parallèle n’est pas compatible. « Les élèves ont environ 35 heures de cours et 15 h de travail personnel par semaine », justifie-t-il.

Afin de faciliter l’obtention du financement, leur formation est donc condensée sur 18-20 mois. Contrairement aux étudiants ingénieurs en 4e année, les stagiaires n’ont pas besoin d’effectuer un stage de trois mois en entreprise étant donné leur expérience. En revanche, comme les étudiants, ils doivent rendre un mémoire de fin d’études au terme d’un stage de six mois. Ils peuvent également choisir des enseignements optionnels dans le cadre du parcours de spécialisation de 4e et 5e année de l’Isara.

Jusqu’à présent, tous les stagiaires-ingénieurs de la formation continue de l’école ont obtenu leur diplôme. « Ils ont parfaitement réussi leur intégration, ont brillamment terminé leurs études, souligne Alain Gay. Nous sommes enchantés d’avoir de la diversité dans les classes ! »

—— C. EVEN (Tribune Verte 2934)

Claudine Delbart, stagiaire-ingénieur à l’Isara « LE PLUS ORIGINAL A ÉTÉ DE ME RETROUVER AVEC DES ÉLÈVES DE 20 ANS »

« Depuis plusieurs années je réfléchissais à m’ouvrir d’autres portes et explorer d’autres domaines », raconte Claudine
Delbart, stagiaire-ingénieur en formation continue à l’Isara de Lyon. Elle a intégré cette école d’ingénieur en septembre dernier et choisi de développer notamment ses compétences en agroalimentaire et management industriel, des domaines relativement nouveaux pour elle. Depuis une vingtaine d’années, elle travaillait en effet dans le secteur du vin. Après avoir obtenu une licence en sciences de la vigne (bac+3) dans le cadre de la formation initiale, elle avait gravi les échelons pour devenir codirectrice générale d’une cave coopérative dans le Vaucluse.

 Aujourd’hui, elle apprécie de relever ce « challenge ». « Je n’ai pas été perturbée par le fait de retourner à l’école, de
prendre des notes. J’étais habituée dans mes différents postes à apprendre tous les jours, explique-t-elle. Le plus original à 40 ans a été de me retrouver avec des élèves de 20 ans et de me remettre à remplir des copies d’examen. J’ai été accueilli par mes collègues de promotion avec beaucoup de bienveillance. C’est une formidable aventure professionnelle et humaine. »