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Innovations technologiques : La date en agriculture

Innovations technologiques : La date en agriculture

Que ce soit depuis la production au champ, ou jusqu’à l’assiette du consommateur, les données ont, elles aussi, envahi l’agriculture. De la data qui contribue à mieux produire, à faciliter le travail de l’agriculteur, mais aussi à fournir de la traçabilité.

Open Food Facts : UN RÉPERTOIRE DES PRODUITS ALIMENTAIRES DU MONDE ENTIER

Open Food Facts est une base de données alimentaires globale et librement utilisable. À l’instar de Wikipédia, elle se veut collaborative avec plus de 16 000 contributeurs. Née en France, elle contient plus de 700 000 produits dans plus de 180 pays. Grâce à ses données ouvertes, des entreprises, chercheurs, ou innovateurs réutilisent librement ces données pour leur propre usage. Indépendante du business agroalimentaire, la base de données est gérée par une association sous loi française de 1901. Créée il y a six ans, Open Food Facts revendique 100 000 utilisateurs par jour. Elle soutient notamment la recherche et les politiques publiques qui visent à améliorer la nutrition. Ses données sont publiées, entre autres, sur le portail officiel français des données libres : data.gouv.fr. L’application pour consommateurs serait installée sur plus de 750 000 téléphones et tablettes.

Depuis trois ans, Open Food Facts soutient le déploiement du Nutri-Score dans cinq pays européens. Les données de l’association étant librement réutilisables, plusieurs sites d’information, start-up, laboratoires de recherche, enseignants, etc. ont commencé leur activité grâce aux données Open Food Facts ou les utilisent quotidiennement : Yuka, Foodvisor, Scaneat, Ya Quoi Dedans (Super U), BuyOrNot, nopalm.org, MesInformationsNutritionnelles… En parallèle, des producteurs transmettent spontanément les données de leurs produits sur la plateforme. C’est le cas par exemple de Fleury Michon, Super U, Carrefour, Casino, etc.

Promize : UNE RAMPE DE LANCEMENT POUR DES SOLUTIONS INNOVANTES EN AGRICULTURE

La start-up Promize travaille sur de nouveaux produits et services à destination des clients d’Isagri. Ces derniers peuvent être des agriculteurs, des viticulteurs, des concessionnaires, mais aussi des coopératives et négoces. Son métier est de collecter ou faire émerger des idées afin de les transformer en services numériques. Ils sont ensuite mis en marché à petite échelle pour tester leur viabilité, à la fois par rapport à l’utilisation et économiquement. Lorsque la technologie pour mettre en oeuvre une idée est encore balbutiante, que le marché est encore incertain ou que le modèle économique est encore flou, Promize est là pour développer le projet et son business model. Très orientée sur le numérique, la start-up travaille aussi autour de la valorisation de la data. Elle est notamment à l’origine de la station météo connectée Météus, qui s’élargit désormais à des sondes d’irrigation, ou de Fernand l’assistant, un système de reconnaissance vocal sur lequel l’agriculteur interroge ses différents outils numériques à la voix. Actuellement, son gros projet concerne l’imagerie satellite et l’agriculture de précision avec Spotifarm. Une application qui valorise les images satellites, afin de surveiller la croissance et l’état sanitaire des cultures, avant, par la suite, de prendre les décisions d’intervention.

Exxact Robotics : UNE FILIALE D’EXEL INDUSTRIES DÉDIÉE À L’AGRICULTURE DE PRÉCISION

Exxact Robotics est une filiale du groupe français Exel Industries, et a été créée il y a un an et demi. Son objectif est d’apporter des solutions d’innovations et technologiques aux différentes marques du groupe, pour ensuite les industrialiser. Exxact Robotics travaille beaucoup dans le domaine de la pulvérisation. Elle développe des solutions qui incluent de la mécatronique et de l’intelligence artificielle afin de répondre à des problématiques telles que : le ciblage de la pulvérisation, ou la conduite autonome/semi-autonome des véhicules. Le but est d’améliorer la sécurité des utilisateurs, la qualité des applications et de réduire l’usage des produits phytosanitaires. Elle intègre ensuite ces technologies sur les produits des marques d’Exel (Tecnoma, Berthoud, Hardi, Agrifac…). L’essentiel des solutions développées par Exxact Robotics génère de la donnée. Celles-ci sont utilisées, soit immédiatement afin d’optimiser les traitements, soit ultérieurement dans un objectif de traçabilité (buse bouchée ou non, zones pulvérisées ou non, etc.). Le pulvérisateur, au vu du nombre de passages effectués dans une parcelle à l’année, se révèle ainsi un excellent vecteur pour la collecte de données.

Nanolike : DES SILOS D’ALIMENTS CONNECTÉS

Créée en 2012, la société Nanolike est spécialisée dans les technologies de capteurs. Au départ à destination de l’aéronautique, Nanolike se dirige en 2018 vers les objets connectés en lien avec ses capteurs. Elle développe alors une solution pour les silos des bâtiments d’élevage. Concrètement, les capteurs mesurent la déformation du pied du silo sous l’effet de son remplissage. Les informations de ces microdéformations, générées par les capteurs, sont ensuite traitées par des algorithmes pour les transformer en données du niveau de remplissage. Les clients de la solution de silos connectés sont essentiellement des coopératives et des fabricants d’aliments. Ces organismes sont ainsi informés du niveau de remplissage des silos d’aliments chez leurs éleveurs. Pour ces derniers, ils ont également la possibilité d’accéder à ces informations par le biais d’une application mobile. Depuis cette application, ils peuvent aussi passer une commande d’aliments à leur coopérative, s’ils se rendent compte que le silo sera bientôt vide. Aujourd’hui, la solution Nanolike permet de connaître le niveau de remplissage à l’instant T et les prévisions de niveau des quatre prochains jours. Enfin, les coopératives et fabricants d’aliments peuvent décider d’offrir ce service aux agriculteurs, ou de leur facturer.

Tereos : BETTERAVES ET POMMES DE TERRE CONNECTÉES POUR ÉVALUER L’IMPACT DE L’ARRACHAGE SUR LES PLANTES

Le groupe sucrier Tereos utilise depuis 2017 des betteraves et pommes de terre connectées. Celles-ci reprennent la forme, le poids et le calibre de leur homologue végétal. Ces plantes connectées sont disséminées dans les parcelles avant arrachage et suivent le parcours d’une récolte en conditions réelles. Le but est de comprendre comment se comportent les plantes au cours de l’arrachage, une étape qui génère des chocs susceptibles d’abîmer les matières premières. Or, une betterave ou une pomme de terre abîmée se conservent moins bien, perdent de leur qualité, de leur richesse et de leur capacité de conservation en silo. Les connaissances acquises grâce à la data collectée sont précieuses pour les équipes agronomiques, les planteurs et entreprises de travaux agricoles. Au fil du temps, les informations récoltées ont permis d’aller plus loin, jusqu’à pouvoir apporter un conseil personnalisé aux conducteurs des arracheuses. La data générée depuis 2017 a livré des enseignements quant à la manière dont l’environnement du planteur influence le processus de récolte mécanique. Ainsi, le type de terre présent sur la parcelle, les conditions météorologiques précédant la récolte et le matériel utilisé sont autant de paramètres à prendre en considération. Grâce à ces informations, il est possible d’établir le planning idéal de récolte, mais aussi le réglage de la vitesse et des organes de l’arracheuse, par exemple. À ce jour, l’usage des objets connectés a permis d’étudier les paramètres d’une trentaine de chantiers d’arrachage dans différentes conditions. Les équipes de Tereos préparent une nouvelle campagne d’utilisation en environnement réel à partir d’août 2021.