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Meropy : Toujours un oeil sur les parcelles

Meropy : Toujours un oeil sur les parcelles

Meropy est le fruit des compétences de deux amis d’enfance : l’un dans l’agronomie, l’autre dans l’électronique et dans l’informatique. Le résultat est un robot bardé de capteurs destiné à scanner la végétation dans les parcelles.

La start-up Meropy, créée par Guillemin Raymond et par William Guitton, met en lumière la variabilité intraparcellaire et permet à l’agriculteur de savoir où et quand intervenir sur sa culture.

S’ouvrir à d’autres productions

Les deux confondateurs sont amis d’enfance. William est ingénieur agronome, et Guillemin est spécialisé dans l’électronique et dans l’informatique industrielle. Tous deux se sont amusés à développer une machine en associant ces différents univers. Leur concept est le suivant : grâce à un robot, baptisé « SentiV », des informations sont captées par trois caméras différentes. La parcelle est ainsi photographiée dans son ensemble, avec pour objectif de détecter les adventices, les maladies, les ravageurs et le phénotypage de la plante. « Ces données sont ensuite traitées par une intelligence artificielle qui va donner un maillage de points et produire une carte par interpolation. Cette dernière va informer l’agriculteur ou son conseiller sur un éventuel problème dans la parcelle (présence de maladies, de ravageurs, etc.),explique Guillemin Raymond,  cofondateur de Meropy. Concrètement, l’agriculteur ou le technicien pose le robot dans la parcelle en ayant au préalable défini les contours de celle-ci. L’appareil est entièrement autonome pendant douze heures grâce à un guidage GPS. » Le robot possède une structure spécifique brevetée qui vient enjamber les cultures. Dans l’immédiat, il est possible d’intervenir dans certaines parcelles en grandes cultures, telles que le blé ou le maïs au stade jeune. À l’avenir, la start-up envisage de s’ouvrir à d’autres types de production. Le robot doit être passé à plusieurs reprises durant le cycle de la culture. « Nous recommandons un passage tous les dix à quinze jours, ce qui permet un suivi dans le temps. C’est aussi un moyen d’anticiper au mieux les propagations de ravageurs, par exemple », préconise Guillemin Raymond. L’agriculteur est ensuite libre d’interpréter et de valoriser ses cartographies comme il le souhaite. Pour l’instant, Meropy ne réalise pas de conseil, et son appareil n’est pas commercialisé, car la start-up ne réalise actuellement que des prestations. « Nous recherchons des investisseurs afin de pouvoir industrialiser notre robot et diminuer son coût de production. Notre souhait est de proposer un appareil accessible, léger et performant », évoque le jeune entrepreneur. À l’avenir, la start-up souhaite donc développer l’industrialisation de son robot et améliorer son intelligence artificielle. Aujourd’hui, les deux jeunes entrepreneurs en sont à leur dixième prototype et ont déjà reçu plusieurs prix pour récompenser leur projet. Un avenir prometteur !

—— Willy DESCHAMPS (Tribune Verte 2949)

Embauches : DES PROFILS D’AGRONOMES ET ISSUS DE L’INFORMATIQUE POUR COMPLÉTER LES RANGS

Actuellement, l’équipe de Meropy ne se compose que des deux fondateurs de la start-up, mais des embauches sont prévues. Les profils recherchés sont des personnes dans le domaine de la programmation informatique, de l’intelligence artificielle, de la robotique, mais aussi dans le commerce. Des agronomes pourraient également compléter le panel des professions.