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Ostéopathe animalier : Cinq ans de formation et un examen d'aptitude

Ostéopathe animalier : Cinq ans de formation et un examen d'aptitude

Le cursus pour devenir ostéopathe pour animaux se déroule sur cinq années de formation. Une fois le diplôme en poche, il reste une étape à passer : l’examen national d’aptitude.

L’ostéopathe animalier a pour missions de prévenir et/ou de traiter des troubles fonctionnels de l’animal. Il établit un diagnostic et réalise les manipulations adaptées d’ostéopathie. Sa clientèle ? Elle va des chevaux aux bovins, en passant par les chiens.

Deux possibilités pour accéder au métier

Il existe deux voies pour devenir ostéopathe pour animaux : le cursus vétérinaire, et le cursus ostéopathe pour animaux non vétérinaire. Le premier propose une spécialisation à la suite des études de vétérinaire : l’étudiant devient alors ostéopathe vétérinaire. Dans le cursus ostéopathe pour animaux non-vétérinaire, la formation d’ostéopathe pour animaux dure cinq ans post-bac et est dispensée dans des écoles privées. À l’heure actuelle, deux titres d’ostéopathie animale sont inscrits au RNCP : ostéopathe animalier et ostéopathe animalier biomécaniste. L’accès à ces formations se fait majoritairement sur dossier et est accessible à tous les titulaires d’un baccalauréat scientifique. Cette formation professionnalisante de niveau 6 (bac +3/4) compte plus de 8000 heures sur cinq ans. Elle a un coût : entre 8 000 à 10 000 euros par an. Une fois ces cinq années effectuées et le diplôme de l’école en poche, l’apprenant devra également passer l’examen national d’aptitude afin de pouvoir exercer en toute légalité. Ce dernier, mis en place par le CNOV (Conseil national de l’ordre vétérinaire), se divise en deux parties : une épreuve théorique, portant sur les connaissances en biologie, en anatomie, en physiologie et en sémiologie des espèces, et une épreuve pratique. Une fois cet examen validé, l’ostéopathe pour animaux est alors inscrit sur le RNA (registre national  d’aptitude) et est alors autorisé à exercer. Sur le terrain, la plupart des ostéopathes sont à leur compte. Un sondage récent (UFEOA) montre qu’en moyenne, il faudrait trois ans à un ostéopathe pour vivre pleinement de son métier.

« Le métier d’ostéopathe pour animaux nécessite un intérêt pour les sciences, pour le soin et pour le travail en extérieur. Il demande du calme et de l’organisation. Bien entendu, il nécessite d’aimer les animaux mais aussi et surtout de chercher à les comprendre : nous sommes autant confrontés aux animaux qu’à leur propriétaire. Notre profession est physique, et nous passons beaucoup de temps sur la route », précise Quentin Ricolleau, ostéopathe pour animaux en Normandie.

—— Emmanuelle THOMAS (Tribune Verte 2963)

Quentin Ricolleau, ostéopathe pour animaux : « NOUS SOMMES CONSTAMMENT EN APPRENTISSAGE »

« J’ai été formé à l’Esao (Lisieux). Après cinq ans d’études, je me suis installé dans les environs de Rouen. Ma patientèle est principalement constituée de chevaux, mais la part de chiens et de chats augmente chaque année. Mes patients sont très variés : du cheval de course à celui de loisir, en passant par le chien de Salon. Chaque consultation est différente et instructive. C’est l’un des éléments que je préfère dans ma profession : nous sommes constamment en apprentissage. Mon métier commence dès la prise de contact avec le client : ma première préoccupation est de déterminer si je suis capable de prendre en charge ce patient ou si cela n’est pas de mon ressort. Étant considéré comme un soin de première intention, l’ostéopathe pour animaux non-vétérinaire doit pouvoir renvoyer le patient vers le professionnel de santé le plus adapté si nécessaire. En début de consultation, je rassemble les commémoratifs (âge, alimentation, activité principale, etc.) et les anamnèses (vaccins, pathologies, traitements) à propos de l’animal. Ensuite, j’effectue un palpatoire afin de repérer des zones dures ou molles, chaudes ou froides, des différences de texture dans les tissus etc. Je demande ensuite au propriétaire de faire marcher son animal : c’est la dynamique. L’étape suivante consiste en un ensemble de tests : je recherche encore une fois le maximum d’informations afin de constituer un schéma corporel de l’animal aussi clair que possible. En combinant tous ces renseignements, je vais alors définir un traitement adapté d’ostéopathie. »