Descriptif du poste
GROUPE ESA
Le Groupe ESA, l’École Supérieure d’Agricultures localisée à Angers (49) : 1000 élèves ingénieurs, 2800 étudiants en formation initiale ou continue ; 220 salariés, 350 intervenants extérieurs.
Ce contrat postdoctoral porte sur la place de la flore et de la faune sauvage dans les jardins individuels et collectifs, ainsi que sur les pratiques et motivations de leurs gestionnaires et usagers. Il s’inscrit dans le projet « CoHabiter : scénarios résidentiels pour la biodiversité et les habitants » (PEPR « SOLUBIOD »).
Les espaces verts résidentiels (EVR), c’est-à-dire les jardins privés et les espaces végétalisés partagés des immeubles collectifs, constituent une composante majeure mais peu étudiée des écosystèmes urbains. Leur hétérogénéité et leur difficulté d’accès les rendent largement négligés par la planification urbaine et la recherche. CoHabiter adopte une approche interdisciplinaire (écologie, urbanisme, géographie, sociologie) pour produire des connaissances actionnables et des outils d’aide à la décision dans un contexte de densification urbaine.
Missions
Le ou la postdoctorant·e étudiera les interactions entre biodiversité et gestion des EVR, qu’elle soit individuelle (jardins privés) ou collective (pieds d’immeuble). Seront examinées les pratiques influençant la flore et la faune urbaines (intensité de l’entretien, choix des espèces végétales, part des surfaces perméables) et leurs motivations, selon le type d’espace et le contexte socio-économique ou paysager.
Le travail s’appuiera sur les jardins et quartiers de Villegarden et Angegarden, dont les inventaires (oiseaux, insectes, plantes) seront disponibles. Selon son profil, le ou la candidat·e pourra les compléter (taxon supplémentaire, pluie ou banque de graines, sciences participatives…). Des entretiens seront menés auprès des habitants et des services d’espaces verts en charge des espaces collectifs.
L’analyse couplée des données écologiques et sociologiques cherchera à expliquer comment les choix individuels à l’échelle de chaque EVR affectent la biodiversité à l’échelle du quartier (neighbourhood), échelle intermédiaire entre l’espace vert et le paysage urbain. Il s’agira d’identifier les facteurs favorisant une diversité de pratiques bénéfiques à la flore et à la faune, ou au contraire leur homogénéisation.
Rattachement hiérarchique / Organisation
Le poste relève du Work Package 1, consacré à l’évaluation des fonctions écologiques et sociales des EVR sur des territoires d’étude aux formes urbaines variées. Il appuie aussi la thèse « Angegarden » (Angers, novembre 2025 – octobre 2028), rattachée au projet « Villegarden » du PEPR VILLES DURABLES.