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Courtier en matières premières agricoles H/F

Courtier en matières premières agricoles H/F

On compte sur le courtier en matières premières agricoles pour...

  • Suivre et analyser le marché
  • Informer les acheteurs et les vendeurs du marché et favoriser leur mise en relation
  • Apporter des idées
  • Négocier les contrats entre les deux parties
  • Rédiger les contrats, et particulièrement les clauses techniques
  • Favoriser, par sa diplomatie, la bonne exécution des contrats
  • Conseiller et fidéliser les clients (vendeurs, acheteurs)
  • Prospecter et saisir de nouvelles opportunités commerciales

Le profil du courtier en matières premières agricoles

  • Bonne connaissance du milieu agricole
  • Aisance relationnelle
  • Aptitude à la négociation
  • Goût du challenge et de la compétition
  • Energique et persévérant
  • Connaissances des marchés de matières premières, physiques et à terme
  • Goût de la satisfaction client
  • Pratique de plusieurs langues étrangères

Les formations possibles

  • BTSA
  • Licence pro, master dans le domaine de la finance
  • Ingénieur agri/agro
  • Formations supérieurs en commerce

Où exercer ?

Dans un cabinet de courtage

Les perspectives d'évolution

  • Etendre de plus en plus son champ de spécialité et travailler sur des affaires de plus en plus importantes
  • Evoluer vers un poste de directeur d'un cabinet de courtage

Quelle rémunération ?

A partir de 25 K€ pour les débutants, la rémunération peut dépasser les 40 K€ pour les profils les plus expérimentés, grâce à la part variable.

Infos à noter

Il ne faut pas confondre le courtier (broker en anglais) et le négociant (trader en anglais). Le courtier est en intermédiaire qui facilite les transactions mais qui ne prend jamais possession de la marchandise, alors que le négociant achète celle-ci pour son propre compte dans un point de production et la revend après l'avoir transportée vers un point de consommation.

Témoignages

Olivier Rey, courtier en produits pour l’alimentation animale chez Sacograins « J’AI ÉTÉ FORMÉ SUR LE TAS »

Olivier Rey, courtier depuis 1992, s’est bâti une solide expérience que pourraient peut-être lui envier les jeunes ingénieurs agricoles ou ceux qui sortent des écoles de commerce et qui souhaitent se diriger vers ce métier. Diplômé d’un bac, il a démarré dans une société de négoce international à Paris, en 1989, comme exécutant dans les oléagineux. « Le directeur de la branche céréales de cette entreprise m’a convaincu de tester ce métier durant huit jours. Cela m’a beaucoup plu. J’y suis resté et j’ai été formé sur le tas », se souvient Olivier Rey. Pour le même groupe, il s’est ensuite installé à Bayonne, où il est devenu responsable d’un silo portuaire. Il achetait et vendait des céréales, notamment à l’export. Il était aussi chargé de l’exécution, de la logistique et de la gestion de la qualité. À l’époque, il côtoyait des courtiers. « En 1992, j’ai saisi une opportunité pour exercer ce métier, précise-t-il. C’est ainsi que j’ai travaillé à Bordeaux jusqu’en 2006, puis à Dijon où je suis en charge, chez Sacograins, des produits à destination de l’alimentation animale. C’est-à-dire les tourteaux, la luzerne déshydratée, la pulpe de betterave, les issues de céréales… » Maîtrisant déjà bien le domaine des marchés en tant qu’exécutant, il a connu une transition confortable. « Pour être à l’aise dans ce métier, il faut au moins deux ou trois campagnes », estime Olivier Rey. Chaque matin, il s’informe de l’évolution du marché. Puis, scotché à son téléphone et le regard sur ses écrans, il négocie et s’ingénie à trouver des transactions avantageuses pour les acheteurs comme pour les vendeurs. « Les outils informatiques ainsi que l’arrivée de la place boursière Euronext et du marché à terme Matif ont fait évoluer le métier. Mais les transactions sont toujours les mêmes, si ce n’est que, du fait du regroupement des organismes stockeurs, des coopératives ou des négoces, nous avons maintenant moins d’interlocuteurs. »

Sacograins L’INTERMÉDIAIRE ENTRE L’ACHETEUR ET LE VENDEUR

Être courtier, métier passionnant pour ceux qui s’intéressent au marché des matières premières, ne s’apprend pas en un jour. Jacques-Emmanuel Saconney, dirigeant de la société Sacograins, basée à Dijon, opère avec ses deux collègues sur le marché des céréales, des oléagineux, des issues et des tourteaux. « Le courtier est l’intermédiaire qui met en relation l’acheteur et le vendeur, explique-t-il. Ce n’est pas un trader, qui, pour sa part, achète et revend la marchandise. Néanmoins, il doit bien connaître le monde agricole et celui de la première transformation alimentaire. Très souvent, le courtier a déjà une expérience métier en relation avec les marchés de matières premières agricoles (analyse, exécution, trading…). Présent au quotidien sur le marché, et donc au fait des prix des affaires dont il est l’intermédiaire, il est capable de bien informer l’acheteur et le vendeur de la situation. À l’écoute de l’intérêt des deux protagonistes, il les amène à conclure l’affaire, le plus souvent par téléphone. Il est alors chargé de retranscrire l’accord en un contrat où chaque mot compte. En cas de litige, c’est lui qui est chargé de résoudre les différends. » Pour bien remplir son rôle, le courtier doit donc faire preuve de diplomatie. Mais pas seulement. « Bâtir des affaires demande de la vivacité d’esprit, de l’énergie, de la persévérance, d’être compétiteur, de savoir réagir rapidement, de trouver des solutions, des idées ingénieuses pour optimiser les opérations… Pour un courtier, la parole donnée est le pivot de la transaction. C’est très important car tout se fait, en confiance, par téléphone », conclut Jacques-Emmanuel Saconney.