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Technicienn-ne d'expérimentation

Technicienn-ne d'expérimentation

On compte sur elle/lui pour...

  • Mettre en place les essais en appliquant le protocole d’expérimentation
  • Réaliser les interventions prévues
  • Réaliser les mesures
  • Référencer et analyser les échantillons recueillis
  • Mettre en forme les résultats
  • Établir une première synthèse
  • Participer à des groupes de travail pour l’élaboration des protocoles
  • Participer à la restitution des résultats auprès des agriculteurs

Son profil

  • Solides connaissances yechniques des thèmes abordés (productions animales ou végétales, semences, engrais, parasites, traitements...
  • Capacité d'analyse, de synthèse et de rédaction
  • Maîtrise des outils statistiques
  • Rigoureux-euse
  • Autonome
  • Sens de l'organisation

Les formations possibles

  • Bac + 2 : BTSA (agronomie-productions végétales, production horticole, productions animales, viticulture-oenologie), DUT (agronomie).
  • Licence professionnelle en expérimentation

Où exercer ?

Dans un centre de recherche, un institut technique, une chambre d’agriculture, une coopérative, un négoce…

Les perpectives d'évolution

Évoluer vers un poste de responsable expérimentation.

Témoignages

Bayer : UN ACTEUR MAJEUR DE LA PROTECTION PHYTOSANITAIRE

En France, Bayer développe des médicaments, des produits de santé sans ordonnance, vétérinaires et phytosanitaires pour l’agriculture. Les 3 500 salariés de l’entreprise, dont 2 000 salariés pour le département Crop Science, sont répartis sur vingt sites : neuf de recherche et développement, sept de production, et six administratifs. En 2018, Bayer France a investi 171 millions d’euros en recherche et développement. Sa division Crop Science regroupe trois activités : la protection des cultures (développement de produits chimiques ou biologiques, d’outils d’aide à la décision, service d’accompagnement des agriculteurs…), les semences, et la protection de l’environnement (espaces verts, publics, terrains sportifs…).

Elle emploie 35 expérimentateurs en protection des cultures, répartis sur treize sites. L’expérimentateur est un maillon essentiel du processus de recherche et développement : il participe à la réalisation d’essais au champ pour évaluer les produits phytopharmaceutiques en cours de développement. Parmi les missions qui lui incombent : la recherche de sites, la mise en place et le suivi d’essais selon le référentiel BPE (bonnes pratiques d’expérimentation), les semis, le suivi et la récolte d’essais, l’application des produits, les notations au champ et la saisie des résultats en vue de l’analyse statistique.

À noter que s’il faut avoir le goût du travail en plein air pour être
technicien d’expérimentation, l’informatique prend de plus en plus le pas. Le poste comporte également un important volet administratif en lien avec les nombreuses évolutions réglementaires.

Alain Jacquet : « UN MÉTIER DE TERRAIN »

Issu du milieu agricole, Alain Jacquet a suivi un DUT biologie option agronomie à Lyon, en 1979. Diplôme en poche, il intègre l’entreprise Rhône-Poulenc, devenue Bayer en 2003. Il est expérimentateur, à Avignon dans un premier temps, puis à Villefranche-sur-Saône : il teste les produits en plein champ en vue de constituer le dossier d’homologation. « La plupart des produits que nous testons viennent d’Allemagne. » Sur le site de Villefranche-sur-Saône, l’équipe est amenée à tester des produits (des fongicides, des herbicides et des insecticides) sur une large palette de cultures : céréales, maïs, colza, cultures maraîchères, vigne, arboriculture (pommes, pêches), et quelques produits pour les espaces verts professionnels (golfs, entre autres). « Je ne suis spécialiste de rien, je touche à tout », sourit Alain Jacquet. Les essais ont lieu sur des terrains appartenant à Bayer, mais également chez les agriculteurs. L’expérimentateur prépare en amont, met en place et suit les essais. « Nous raisonnons à l’inverse des agriculteurs : nous choisissons les variétés les plus sensibles aux ravageurs et aux maladies. Nous pouvons être amenés à faire nous-mêmes les contaminations au champ, dans la mesure du possible. Nous semons aussi des adventices sur nos terrains. » Le métier exige d’être très précis : « Sur une parcelle d’essai, nous appliquons seulement quelques milligrammes de matière active. Expérimentateur est un métier de terrain qui exige également de la force physique. Nous traitons les cultures le plus souvent avec des appareils à dos », poursuit Alain Jacquet. Le poste demande aussi un bon sens de l’observation. L’expérimentateur effectue lui-même les notations au champ. Les notes sont intégrées dans un logiciel spécialisé permettant de réaliser des analyses statistiques. « Je n’avais pas la possibilité de m’installer sur la ferme familiale après mes études. Cependant, je voulais exercer un métier de terrain en rapport avec le milieu agricole. Le poste d’expérimentateur était un bon compromis. Il m’a permis de garder le contact avec le milieu agricole. Je me suis constitué un important carnet d’adresses au fil des années. Le contact avec le milieu agricole, c’est ce qui va me manquer le plus », confie Alain Jacquet, qui voit se rapprocher le moment du départ à la retraite.